Hazard - Seth Eriss

Pour être franc, je commence un peu à m'emmerder... C'est pas qu'Imp m'a baisé mais ça y ressemble un peu.

J'étais au service des Sentinelles, tout peinard à faire co-exploser des ambassades, emmerder un peu mon monde et même un nobliau fée, ah je vous ai pas dit, même à l'article de la Mort, j'ai réussi à la baiser, il doit autant se faire chier que moi, j'espère... J'y reviendrai plus tard.

Bon j'vais reprendre depuis le début, ça sera plus clair. Je suis un ancien de chez ancien dans les Basts et cette vieille pute de conscience collective - j'm'en masse, elle m'entend plus - m'a bien baisé le jour où elle m'a fait reprendre connaissance dans un truc appelé Allamuth. Un repaire de décérébrés narcotrafiquants qui étaient surtout doués pour remplir des contrats, appelés les Hashashins - aucun rapport avec la drogue à ce qu'ils disent. M'éveillant peu à peu, ne pensant pas un seul instant être un bast doué de l'ailuromancie, je me plaisais à regarder mon "maître" donner ses cours et à le singer, jusqu'à ce que sans faire exprès je te bousille son élève préféré d'un seul petit coup de coussinet dans la glotte... J’étais grillé. J’ai donc pris conscience de ce que j’étais et le vieux Rachid m’enseigna les bases de l’Art de sa confrérie : la Baraka Sabil – ou l’Art de péter sa gueule au premier venu… Ensuite ça s’est compliqué, j’ai été envoyé sur des petits coups faciles, enfin pour moi, et au bout d’une cinquantaine de contrats, v’la t’y pas qu’on m’envoie régler son compte à une splendide créature nommée Ingrid Andersen…


Ca aurait été si facile, si elle n’avait pas été si fragile quand j’eus dû lui porter le coup de grâce…. Au lieu de ça, elle m’a retourné contre un mur, bloqué là pendant des heures, sans même le moyen de de déplacer avec mes pouvoirs, juste parce qu’elle me faisait compter les moutons… et arriver à 27 514, c’est chiant, promis. Elle reparut au bout de quelques heures, tenant un cadavre de chat très ressemblant à mon pelage et me dit qu’elle comptait bien à ce que j’ouvre un peu les yeux « Nom de Dieu »… Elle m’a fait prendre contact avec la conscience collective, j’ai donc appris que je pouvais aussi être un bogoss qui ne laissa pas Mme l’évêchesse Andersen sans aucune réaction lors de ma première transformation.. Après, j’appris à mettre des fringues et à me lier à elles.
Au bout de quelques temps, elle m’a envoyé à Washington, pour servir de garde du corps personnel à Guialtierro Di San Pellegrino – rien qu’avec un nom pareil je pouvais me dire que la relation entre nous allait être pétillante. Y avait aussi un gros cureton polonais, un asocial du même coin, un mec chelou qui faisait tout geler et même un gars qui faisait la pluie comme le beau temps. Ces deux derniers ne sont pas restés longtemps et au final on s’est retrouvé avec un alchimiste de mes fesses sur le cul et ce sans parler du chef de la sécu qui faisait tout péter autours de lui pour un oui ou un non. Et puis Gualtierro n’en a jamais loupé une, entre avec l’air cloche avec Buttles, se lier au sang avec le fils d’un Duc de la Cour d’été ou encore une Mandragore, je me demande encore ce qui m’a fait le plus rire… Sans doute son manque de maintien…


Mais revenons à nos moutons, ce qui a été drôle avec cette équipe c’est que là où on pouvait faire preuve de subtilité, on arrivait toujours à trouver d’autres portes à défoncer… Mais c’était drôle… Le saumon coulait à flots, nous étions en guerre contre Leviathan et puis… Et puis la merde a été que j’aie eu la bonne idée de promettre à un Imp de l’aider à redevenir un Bast… Bon OK, entretemps j’ai bousillé la pyramide qu’il protégeait et qui retenait un rejeton de Leviathan, qu’il a fallu le remettre dans sa boite et ensuite, ben, comme je l’ai promis, je lui ai rendu sa place… Et maintenant, c’est moi qui m’emmerde dans cette pyramide de noirceur… Enfin, j’ai au moins encore contact avec la conscience collective et parfois Marco et ses autres gusses… Ca me faut des vacances au moins…


Tiens, un saumon…